ma mère m’a lu mon poème et cela m’a semblé aussi léger qu’une brise le staccato de son anglais me disant respire chaque syllabe poussant chaque mot comme une guerre sur sa langue mais elle se reposait dans les tranchées et passait du temps avec chaque parole sa voix tournoyait et elle acquiesçait à chaque ligne et à ce moment j’ai senti tous mes émotions élargir et lorsque le dernier mot a quitté sa bouche déchirée par la guerre les larmes qui se formaient derrière mes yeux ont quitté les miens déroulant tout ce qu’il y avait en moi au final tout ce que j’avais à offrir était sur la page elle m’a qualifié d’artiste et s’est demandé pourquoi je n’étais jamais venu la voir pourquoi je ne lui avais jamais montré ces mots je lui ai répondu que la seule poésie que vous lisiez était écrite par Dieu comment aurais-je pu imaginer vous offrir ces mots mortels ce que je vous offre à la place c’est un amour éternel qui se forme dans ces lettres, ceci est mon offrande, tout ce que j’ai, c’est ce poème.
Samah Serour Fadil
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